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Le Mali, vaste pays enclavé et au cœur du Sahel avec une superficie d’environ 1 241 238 km², subit fortement les conséquences néfastes des Changements Climatiques, telles que: recrudescence de la sècheresse, ensablement et /ou assèchement des cours d’eau, dégradation des superficies cultivables, perte de la biodiversité, inondations, migration de la jeunesse, etc.

Au phénomène des Changements Climatiques, s’ajoutent d’autres pratiques anthropiques tout aussi préoccupantes, notamment : des modes de production et consommation non durables, mauvaises pratiques agricoles, feux de brousse, surpâturage etc.
La conjugaison de ces facteurs affecte sérieusement les grands équilibres écologiques, entraînant une forte dégradation des ressources naturelles, de la fertilité des sols, une baisse des rendements Agricoles et l’aggravation de la pauvreté.

Face à une menace d’une telle ampleur, le Gouvernement du Mali a initié avec l’appui de la Banque mondiale et du FEM, le Projet de Gestion des Ressources Naturelles dans un contexte de Changements Climatiques (PGRN-CC) pour un montant total de 21,4 millions de $ US.
Le projet couvrira les domaines suivants : la gestion durable des terres, la diversité biologique et les Changements Climatiques.

L’Objectif de développement du projet (ODP) consiste à promouvoir l’adoption des pratiques durables de gestion des terres et de l’eau dans la zone cible au Mali.

Cet objectif sera atteint grâce à la mise en œuvre du renforcement des capacités, de la conservation de la biodiversité et du soutien aux activités de réduction de la pauvreté en appliquant une approche d’adaptation fondée sur les écosystèmes.

Les principales réalisations attendues sont : • Adoption accrue des pratiques de GDTE par les parties prenantes et les bénéficiaires dans les communes cibles ; • Amélioration du couvert végétal dans les zones cibles ; • Les communautés vulnérables aux risques et dangers climatiques tirent directement parti des activités du projet.

La zone d’intervention du projet couvre 14 communes dans trois cercles (Nioro, Banamba et Nara) située dans deux régions (Kayes et Koulikoro). Le dernier recensement de 2009 a estimé la population de cette zone à 260 000 habitants (41 279 ménages), dont 50,50 % de femmes.

Le paysage de la zone du projet comprend des terres pour les cultures céréalières (sorgho, petit mil, etc.), qui empiètent sur les parcours, des zones agropastorales et trois zones forestières (Ouagadou, Gadiaba Kadiel et Lorack Bane), dont la dernière (Lorack Bane) est entièrement protégée.

La zone reçoit 200 à 600 mm de pluies par an et comprend un écosystème semi-aride composé essentiellement de steppes herbeuses et à arbustives, avec une densité de moins de 10 m3 de bois à l’hectare. Les espèces végétales prédominantes sont l’acacia épineux, associé aux espèces de Combretum et de Boscia.

Zone d'intervention

Zone d'intervention

Le projet a une durée de mise en œuvre de 5ans (2014-2019). Le projet est entré en vigueur le 24 mars 2014. La date de la fin de l’exécution du projet est prévue pour le 30 mars 2019 et la date de clôture est prévue pour le 30 septembre 2019.

Trois (03) partenaires financent le projet en plus de la contribution du Gouvernement du Mali pour un coût total de 21 425 926 de dollars des Etats unis. Le tableau ci-dessous donne le détail ici

Le mécanisme de mise en œuvre du projet de GRNCC comporte deux niveaux intimement liés : i) la prise de décision et la supervision ; et ii) la coordination et la gestion.

La supervision générale du projet incombera à un Comité de pilotage national comprenant les ministères responsables de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’hydrologie, de la protection civile, de la décentralisation, de l’aménagement du territoire, de l’administration territoriale, du tourisme, de la météorologie et de la climatologie, et de l’économie, ainsi que les organisations de la société civile, y compris les ONG et la fédération des femmes du Mali.

Il n’existe aucune unité distincte pour l’exécution du projet. La coordination du projet au niveau national est assurée par l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), sous la tutelle du Ministère de l’environnement et de l’assainissement (MEA).

Les principales entités de mise en œuvre sont i) l’AEDD, qui, outre sa responsabilité au titre de la coordination et de la gestion du projet (Composante 4), exécutera les Composantes 1 et 3 ; ii) la Direction nationale de l’eau et des forêts (DNEF) qui assure l’exécution de la sous-composante 2.1 et de certaines activités importantes de la Sous-composante 2.2 ; iii) la Direction nationale de l’agriculture (DNA) qui gérera toutes les activités concernant la GDTE, et iv) la Direction nationale des Productions et des Industries Animales (DNPIA) assure l’exécution de toutes les activités qui appuient la gestion des parcours et le pastoralisme.

schéma institutionnel

schéma institutionnel

Le projet comporte 04 composantes :

Cette sous-composante contribuera à renforcer les capacités du système d’information national pour l’adaptation aux changements climatiques. Les sous composantes sont les suivantes:
  • Sous-composante 1.1 : Système d’information et gestion du savoir;
  • Sous-composante 1.2 : Gouvernance de la gestion des ressources naturelles (GRN) au niveau local;
  • Sous-composante 1.3 : Communication pour l’amélioration de la résilience

Cette composante appuie les pratiques et initiatives de gestion durable des terres visant à : i) améliorer l’utilisation durable des ressources de la biodiversité dans les zones cibles selon une approche à l’échelle du paysage ; ii) inverser la tendance de la réduction du couvert forestier afin de contribuer à la réalisation des objectifs de l’IGMV et à l’accroissement du stock de carbone ; et iii) le renforcement de la résilience des moyens de production ruraux dans les zones et communautés cibles aux défis liés aux changements climatiques.

Les sous composantes sont les suivantes:

  • Sous-composante 2.1 : Conservation et valorisation de la biodiversité;
  • Sous-composante 2.2 : Gestion des forêts et des parcours

La composante vise à réduire la vulnérabilité des groupes en leur offrant des opportunités d’emploi et de génération de revenu à travers le financement d’activités génératrices de revenus.

Les grandes activités sont les suivantes:
  • Financement d’activités génératrices de revenu judicieuses qui ne menacent pas la conservation de la biodiversité ;
  • Formation des bénéficiaires des Activités Génératrices de Revenus en matière d’aptitudes de gestion (passation de marchés, comptabilité, épargne et réinvestissement pour le développement des entreprises)

Elle vise à assurer la coordination et le suivi-évaluation des activités du projet.

Les sous composantes sont les suivantes:

  • Sous-composante 4.1 : Suivi et évaluation;
  • Sous-composante 4.2 : Coordination du projet

Plus d’informations sur les grandes activités (Cliquez ici)

Pour cette composante, déclinée en sous composante suivantes : (i) Système d’information et gestion des connaissances ; (ii) Gouvernance de la gestion des ressources naturelles (GRN) au niveau local et (iii) Communication pour l’amélioration de la résilience, des résultats obtenus sont donnés ci-dessous :

  • Diffusions de prévisions météorologiques saisonnières globales les années 2016 et 2017 à travers les radios de proximité avec lesquelles le projet a signé des conventions ;
  • Dotation de 1342 producteurs en pluviomètres et leur formation à l’utilisation desdits pluviomètres ;
  • Formation de 370 points focaux et responsables de radio et 78 vulgarisateurs et agents d’ONG à la collecte, à l’analyse, à l’utilisation et à la diffusion des informations météorologiques ;
  • Acquisition et installation de trois (03) stations météorologiques automatiques dans les trois cercles d’intervention du projet ;
  • Elaboration de microprogrammes radio, dans les langues locales, sur les différents phénomènes climatiques de chaque période de l’année (inondations, vents violents, etc.) ;
  • Formation de 34 gestionnaires et partenaires au sein du Système National de Gestion de l’Information Environnementale (SNGIE) à la gestion des données et métadonnées environnementales ;
  • Dotation en matériels et logiciels de gestion des données et métadonnées environnementales de 15 structures partenaires du SNGIE ;
  • Réalisation d’une étude de cartographie des sources et puits de carbone dans la zone du projet ;
  • Consolidation des meilleures pratiques de gestion des risques climatiques dans les systèmes de gestion des ressources naturelles et de production agropastoraux ;
  • Réalisation de 42 sessions de formation dans les communes du projet, sur des pratiques simples d’adaptation aux changements climatiques dans le domaine de l’agriculture, de la gestion forestière et des productions et industries animales ;
  • Elaboration de plans de gestion participative des ressources naturelles partagées communales et intercommunales à accès libre dans les 14 communes du projet ;
  • Révision des Plans de Développements Economique, Social et Culturel (PDESC) des 14 communes d’intervention du projet afin d’intégrer les aspects d’environnement et de Changements Climatiques ;
  • Réalisation d’un Sketch sur la GDT et les CC en trois langues locales (Soninké, Peulh et Bambara) et d’un fil documentaire sur les activités du projet ;
  • Signature de convention de diffusion de messages de sensibilisation sur la GDT et les CC avec 10 radios de proximité de la zone d’intervention du projet ;
  • Renforcement des capacités des radios en matériels et en formation des acteurs des radios ;

Cette composante qui est mise en œuvre par trois structures nationale comporte deux sous composante qui sont les suivantes : (i) Conservation et valorisation de la biodiversité et (ii) Gestion des forêts et des parcours. Des résultats atteints à travers les trois structures sont les suivants :

 Dans le domaine agricole

  • Sélection et formation 1342 producteurs sur 06 paquets technologiques retenus;
  • Appui en matériels et équipement des 1342 producteurs pilotes sélectionnés pour la mise en œuvre des paquets technologiques;
  • Mise sous GDT de 1002 ha à travers les technologies appliquées par les producteurs.

 Dans le domaine des productions animales

  • Délimitation de 245 km de pistes de transhumance dans la zone du projet ;
  • Création de 13 périmètres pastoraux dans la zone du projet (élaboration des plans de gestion, mise en place de sociétés coopératives, formation des membres des sociétés coopératives, délimitation des périmètres, création de points d’eau) pour une superficie totale de 182 491 ha ;
  • Enrichissement de 125ha au niveau de périmètres pastoraux.

 Dans le domaine de la gestion des ressources forestières

  • Réalisation de l’étude d’inventaire des composantes de la biodiversité dans la zone d’intervention du projet ;
  • Analyse coûts-avantages de la biodiversité locale et de la conservation des écosystèmes pour l’évaluation des avantages concernant les changements liés à la biodiversité de la forêt et de la faune ;
  • Réalisation de l’étude d’Analyse détaillée du potentiel écotouristique des zones cibles, à savoir autour des aires protégées ;
  • Réalisation de l’étude d’Inventaire des meilleures pratiques locales de production et de consommation durable (MPCD) de la zone du projet ;
  • Afforestation de 265ha de terres dans la zone du projet;
  • Elaboration et approbation des plans d’aménagement et de gestion participative des trois massifs forestiers de la zone d’intervention d projet (Forêt classée de Lorack bane, forêt classée de Nioro et domaine forestier protégé de Ouagadou) ;
  • Mise en place de 03 comités communaux pour la gestion des ressources forestières ;
  • Formation de 176 membres de 88 brigades villageoises sur les techniques appropriées de prévention/lutte contre les incendies et les avantages, notamment le plaidoyer pour « zéro feux de brousse »
  • Appui en petits matériels de lutte contre les feux de brousses (lunettes, gants, râteaux, pelles, bats à feu, etc.) aux 88 brigades formées par le projet.

Cette composante est consacrée au financement des activités génératrices de revenus portées par les populations de la zone d’intervention du projet. Les résultats obtenus ont concerné le financement de 451 projets d'Activité génératrices de Revenus (AGR), dont 185 (41,01%) de projet d’AGR pour les femmes. 12744 bénéficiaires des projets dont 77,27% de femmes.

Cette composante qui comporte deus sous composante : (i) suivi-évaluation des activités du projet et (ii) coordination des activités, est mise en œuvre par l’Agence de l’Environnement et du Développement Durable (AEDD). Des résultats sont ci-dessous donnés :

  • Réalisation de l’étude de mise en place du système de suivi-évaluation et acquisition et installation du logiciel TomMonitoring pour le suivi-évaluation ;
  • Organisation des sessions du Comité de pilotage (CP) ;
  • Renforcement des capacités des acteurs des structures partenaires en matériels informatiques et accessoires et en équipement et matériels de terrain (Motos et GPS) ;
  • Formation de membres de l’équipe de mise en œuvre du projet (Suivi-évaluation, Audit interne, communication, Activité Génératrices de revenus (AGR), Gestion financière, en passation des marchés) ;
  • Formation des acteurs nationaux et locaux en sauvegarde environnementale et sociale ;
  • Formation des acteurs nationaux (Coordination et structures partenaires de mise en œuvre) en audit interne, gestion de projet et gestion financière.

Promotion de l’utilisation de foyers améliorés à trois pierres à Kouka


19 January 2018    nonvide

Film foyers améliorés de Kouka à NIou

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